Demain
Production · Dance production
Image credit: © Pompéi © Mikha Wajnrych
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Production · Dance production
Demain
Des images prises sur le vif ainsi que de courts films créés par l'artiste Aliocha Van der Avoort, plonge le plateau dans une danse-cinéma. Une technologie permet au spectateur d'entendre des chuchotements et les pensées exprimées par la danseuse. "Dans la pièce chorégraphique multiforme DEMAIN, créée et présentée au Théâtre National du 24 au 28 mars 2009, Michèle Noiret se laisse habiter par un personnage saisi par l'inacceptable du monde. Ses questions, sa révolte, sa vie intérieure et sa sensualité à fleur de peau, sont au cœur de cette chorégraphie qui tisse des liens entre différentes écritures scéniques. La scénographie d'Alain Lagarde et les lumières de Xavier Lauwers installent le spectateur dans l'ambiguïté d'un laboratoire dont on ignore à quelle expérience il est destiné. Des images prises sur le vif ainsi que de courts films créés par l'artiste Aliocha Van der Avoort, plongent le plateau dans une «danse-cinéma» que Michèle Noiret explore au fil de ses créations. Un sens apparaît comme surgit une question, disparaît, revient métamorphosé. La musique originale développée par les compositeurs Todor Todoroff, Jarek Frankowski, Stevie Wishart transforme et entrelace les textures sonores du deuxième mouvement de la 7è symphonie de Beethoven. La recherche de la chorégraphe, depuis ses débuts et dans toutes ses variations et métamorphoses, n'a pas cessé d'interroger l'humain, ainsi que, dans leurs multiples dimensions, les êtres. Mais quels êtres ? Car si le propos de Michèle Noiret est indubitablement ancré dans la réalité actuelle dont elle est une observatrice à la fois tendre et ironique, parfois même incisive, elle cultive un art poussé de la transmutation, de la reformulation et de l'interprétation. Si elle peut prendre son inspiration dans le spectacle du monde, c'est en le métamorphosant dans son imaginaire qu'elle le transformant au contact d'un monde intérieur qui ne laisse rien inchangé. Ce qui en ressort est d'une densité étonnante. Les êtres, chez Michèle Noiret, cherchent perpétuellement. Ils semblent familiers du labyrinthe, ainsi que l'annonce le titre de sa création en 2005 pour les danseurs de l'Opéra national de Paris. Et c'est bien l'impression qui naît quand on la voit sur scène, elle et ses danseurs : on perçoit qu'ils arpentent, les dédales d'espaces inventés, non sans trouble, étrangeté, obscurité ni angoisse. Car la beauté n'est pas uniquement lumineuse. Elle peut aussi se parer de couleurs sombres et d'aspects nocturnes, se voiler d'inquiétude, exprimer une révolte ou un refus. La beauté saisit chez elle des êtres en proie à leurs désirs et à leurs quêtes, ainsi qu'il est murmuré dans le final du spectacle Les Arpenteurs, suivant un vers du poète Joseph Noiret : ""Inexorablement nous marchons les yeux fermés vers l'être que nous sommes""." "Dans le solo DEMAIN créé et présenté au Théâtre National du 24 au 28 mars 2009, Michèle Noiret se laisse habiter par un personnage saisi par l'inacceptable du monde. Ses questions, sa révolte, sa vie intérieure et sa sensualité à fleur de peau, sont au cœur de cette chorégraphie qui tisse des liens entre différentes écritures scéniques. La scénographie d'Alain Lagarde et les lumières de Xavier Lauwers installent le spectateur dans l'ambiguïté d'un laboratoire dont on ignore à quelle expérience il est destiné. Des images prises sur le vif ainsi que de courts films créés par l'artiste Aliocha Van der Avoort, plongent le plateau dans une « danse-cinéma » que Michèle Noiret explore au fil de ses créations. Un sens apparaît comme surgit une question, disparaît, revient métamorphosé. La musique originale développée par les compositeurs Todor Todoroff et Stevie Wishart transforme et entrelace les textures sonores du deuxième mouvement de la 7è symphonie de Beethoven. La recherche de la chorégraphe, depuis ses débuts et dans toutes ses variations et métamorphoses, n'a pas cessé d'interroger l'humain, ainsi que, dans leurs multiples dimensions, les êtres. Mais quels êtres ? Car si le propos de Michèle Noiret est indubitablement ancré dans la réalité actuelle dont elle est une observatrice à la fois tendre et ironique, parfois même incisive, elle cultive un art poussé de la transmutation, de la reformulation et de l'interprétation. Si elle peut prendre son inspiration dans le spectacle du monde, c'est en le métamorphosant dans son imaginaire, en le transformant au contact d'un monde intérieur qui ne laisse rien inchangé. Ce qui en ressort est d'une densité étonnante. Les êtres, chez Michèle Noiret, cherchent perpétuellement. Ils semblent familiers du labyrinthe, ainsi que l'annonce le titre de sa création en 2005 pour les danseurs de l'Opéra national de Paris. Et c'est bien l'impression qui naît quand on la voit sur scène, elle et ses danseurs : on perçoit qu'ils arpentent, les dédales d'espaces inventés, non sans trouble, étrangeté, obscurité ni angoisse. Car la beauté n'est pas uniquement lumineuse. Elle peut aussi se parer de couleurs sombres et d'aspects nocturnes, se voiler d'inquiétude, exprimer une révolte ou un refus. La beauté saisit chez elle des êtres en proie à leurs désirs et à leurs quêtes, ainsi qu'il est murmuré dans le final du spectacle Les Arpenteurs, suivant un vers du poète Joseph Noiret : ""Inexorablement nous marchons les yeux fermés vers l'être que nous sommes""."