La Ronde
Production · Dance production
Image credit: © Pompéi © Mikha Wajnrych
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Production · Dance production
La Ronde
Les gares sont depuis toujours des lieux de rencontres romantiques. Le chorégraphe français Boris Charmatz s'empare du hall de la gare du Nord et l'Ancien Tri Postal de Charleroi et y déploie une forme essentielle de la danse : le duo. Vers 1900, l'auteur allemand Arthur Schnitzler publiait Reigen/La Ronde. Dans cette pièce de théâtre singulière, les couples se font et se défont d'après un modèle A/B, B/C, C/D. Il ne s'agit donc pas uniquement de duos de couples, mais d'un enchaînement de relations amoureuses à travers lesquelles Schnitzler observe la société qui l'entoure. Dans la version proposée par Boris Charmatz, seize danseurs et danseuses composent une société implicite : une société intersectionnelle et plurielle composée de duos homme-femme, homme-homme, femme-femme, d'âges et styles de danse variés, sous toutes les formes et pratiques imaginables. Deux contradictions y sont à l'œuvre : le repli sur soi figuré par le couple et l'ouverture infinie proposée par la chaîne de mouvement qui traverse les corps. Dans cette chorégraphie, jamais les couples ne se referment sur eux-mêmes, ils se rencontrent sans cesse pour créer une chaîne humaine, une chaîne de transmission. Non pas la transmission d'un virus, mais celle d'une humanité, du toucher…. Boris Charmatz propose une boucle humaine ininterrompue composée de duos dansants, parlants et chantants dans un élan collectif, une explosion d'amour. Il est grand temps de se retrouver ! « Cette crise vient toucher à l'essence de ce qui fait la danse—le contact, le désir, la dépense collective. La « distanciation physique », c'est l'inverse de la danse. La danse brise la distanciation, c'est une rupture de distance, elle remet de la proximité où il y avait de la distance. La danse est un véhicule de perméabilité entre les corps. » - Boris Charmatz
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