Histoire de l'imposture
Production · Spectacle de danse
Crédit de l'image: © Pompéi © Mikha Wajnrych
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Production · Spectacle de danse
Histoire de l'imposture
Des mannequins plus vrais que nature, modèles garantis d'une ancienne humanité, se mettent en jeu sur un carré de lumière. Dans leurs atours du XVIe siècle, ils paraissent étrangement contemporains... Comme sortis d'un tableau de grand maître par une porte de secours, ils ont l'air de poser dans la vitrine de l'Histoire et de faire image pour de bon, mais y croient-ils ? Nous ne sommes pas là, ce n'est pas nous. Nous appartenons à la nuit de l'âme. Ce que vous voyez vous échappe infiniment. Et nous échappe infiniment… Cette impression de ne pas être entier dans ses intentions et ses désirs, cette difficulté intime de faire corps avec soi, de se sentir dans le semblant et divisé entre le manque et le malaise, tout cela ne fait-il pas écho aux postures sociales ? Dans le mensonge des apparences, le plus déconcertant n'est-il pas que les valeurs et les idées deviennent des prête-noms ou des prétextes à du commerce et à du pragmatisme ? Ce carrousel ou ce miroir aux alouettes est-il propre à aujourd'hui ? L'Histoire elle-même n'est-elle pas qu'une grande imposture ? Après une épique tétralogie wagnérienne, le chorégraphe Mauro Paccagnella revient à des constellations plus intimes et à des formes plus épurées. Depuis 2012, sous le titre de Conti Sparsi, il développe avec des interprètes issus de différents horizons artistiques une série de tableaux dansés qui se répondent les uns aux autres. Le premier volet de ce cycle, Bloom (floraison), est composé de deux solos, Studio #1, dansé par Lisa Gunstone, et Studio #2, la réponse au masculin proposée par Paccagnella lui-même. Dans chacun des solos, un danseur confronte les limites de son corps à celles d'un espace scénique délimité par un carré de 4x4m au sol. Mais d'un même point de départ, se développent des propositions fort différentes... Une pièce pleine d'humour et de gravité. Après une épique tétralogie wagnérienne, le chorégraphe Mauro Paccagnella revient à des constellations plus intimes et à des formes plus épurées. Depuis 2012, sous le titre de Conti Sparsi, il développe avec des interprètes issus de différents horizons artistiques une série de tableaux dansés qui se répondent les uns aux autres. Le premier volet de ce cycle, Bloom (floraison), est composé de deux solos, Studio #1, dansé par Lisa Gunstone, et Studio #2, la réponse au masculin proposée par Paccagnella lui-même. Dans chacun des solos, un danseur confronte les limites de son corps à celles d'un espace scénique délimité par un carré de 4x4m au sol. Mais d'un même point de départ, se développent des propositions fort différentes... Une pièce pleine d'humour et de gravité.