Mas-Sacre
Production · Spectacle de danse
Crédit de l'image: © Pompéi © Mikha Wajnrych
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Production · Spectacle de danse
Mas-Sacre
A l'occasion du centième anniversaire de la première du Sacre du printemps, Maria Clara Villa Lobos revisite aujourd'hui cette œuvre mythique. Lors de sa création en 1913, ce ballet fût qualifiée de « massacre du printemps » par certains spectateurs outrés par la gestuelle avant-gardiste de Nijinski, ainsi que par la violence sauvage de la musique de Stravinsky. Avec Mas-Sacre, la chorégraphe souhaite donner une lecture contemporaine des notions de rituel et de sacrifice présentes dans Le Sacre du printemps, en abordant un des thèmes épineux de notre société de consommation : l'élevage et l'abattage industriels. Dans un dispositif scénique intégrant le spectateur au cœur du mouvement, des images projetées alternent avec la gestuelle des danseurs, entraînés par le rythme puissant et saccadé de la musique de Stravinsky. Le public est ainsi invité à observer de près les vibrations et secousses produites par les corps nus des danseurs, mi-animaux mi-humains. Corps qui font écho aux milliers d'animaux sacrifiés quotidiennement sur l'autel du profit et de la rentabilité. Ainsi, Mas-Sacre, entre performance, spectacle de danse et installation, explore et s'approprie le grand classique de Stravinsky à travers un regard actuel, qui nous renvoie à notre chair, à notre corps, mais aussi à notre rapport à la vie et à l'environnement. À l'occasion du centenaire du Sacre du printemps, crée par Nijinsky en 1913, Maria Clara Villa Lobos s'empare de cette œuvre mythique pour questionner le sacrifice et le rite dans notre monde contemporain. Les quarante six danseurs des Ballets russes cèdent la place à cinq danseurs. Inspirée par un commentaire d'un critique de l'époque qui qualifia l'œuvre de Stravinsky et Nijinski de « massacre du printemps », la chorégraphe nomme sa dernière création Mas-Sacre. Il ne s'agit pas ici d'assister au sacrifice d'une jeune fille sous le regard des sages aïeux, mais à celui des bêtes d'élevages sacrifiées par l'industrie agro-alimentaire. Le rythme puissant de la musique de Stravinsky secoue le public placé au cœur du dispositif scénique où vibrent les danseurs nus. Loin de la nudité érotique où le corps singulier devient visage, les corps nus de Mas-Sacre font disparaitre les visages, laissant voir des corps anonymes mi-animaux mi-humains qui font écho aux milliers de bêtes sacrifiées quotidiennement sur l'autel du profit. À l'occasion du centenaire du Sacre du printemps, crée par Nijinsky en 1913, Maria Clara Villa Lobos s'empare de cette œuvre mythique pour questionner le sacrifice et le rite dans notre monde contemporain. Les quarante six danseurs des Ballets russes cèdent la place à cinq danseurs. Inspirée par un commentaire d'un critique de l'époque qui qualifia l'œuvre de Stravinsky et Nijinski de « massacre du printemps », la chorégraphe nomme sa dernière création Mas-Sacre. Il ne s'agit pas ici d'assister au sacrifice d'une jeune fille sous le regard des sages aïeux, mais à celui des bêtes d'élevages sacrifiées par l'industrie agro-alimentaire. Le rythme puissant de la musique de Stravinsky secoue le public placé au cœur du dispositif scénique où vibrent les danseurs nus. Loin de la nudité érotique où le corps singulier devient visage, les corps nus de Mas-Sacre font disparaitre les visages, laissant voir des corps anonymes mi-animaux mi-humains qui font écho aux milliers de bêtes sacrifiées quotidiennement sur l'autel du profit.
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