Dance. Documents of contemporary art
Auteurs: André Lepecki, Giorgio Agamben, Bruce Altshuler, Charles Atlas, Sally Banes, Nicholas Birns, Terry Brennan, Barbara Browning, Jonathan Burrows, Mary Kate Connolly, Bojana Cvejic, Arlene Croce, Gilles Deleuze, Kattrin Deufert, Dd Dorvillier, Douglas Dunn, Eiko Otake, Takashi Koma, Tim Etchells, Jan Fabre, Matteo Fargion, Peter Eleey, Susan Leigh Foster, Sondra Fraleigh, Mark Franko, Adrian Heathfield, Graley Herren, Andrew Hewitt, Bill T. Jones, Jeff Kelley, Rosalind Krauss, Bojana Kunst, Henri Lefebvre, Boyan Manchev, Jean-Luc Nancy, Tamah Nakamura, Lloyd Newson, Yoko Ono, Halifu Osumare, Jeroen Peeters, Thomas Plischke, Yvonne Rainer, Richard Serra, Gerald Siegmund, Marten Spangberg, Luk Van Den Dries, Myriam Van Imschoot, Pascale Weber
Cet ouvrage retrace le tournant chorégraphique dans l’imaginaire artistique à partir des années 1950 et, ce faisant, met en lumière les philosophies du mouvement qui ont joué un rôle déterminant dans le développement de la danse expérimentale. En présentant et en analysant les concepts d’incarnation et de corporéité, de choréopolitique, ainsi que la notion de danse dans un champ élargi, *Dance* établit l’esthétique et la politique de la danse comme un moteur majeur de la culture contemporaine. L’ouvrage propose des témoignages et des textes d’artistes plasticiens influents dont le travail s’est inspiré de la danse et de la chorégraphie. La danse – en raison de son caractère éphémère, de sa corporéité, de sa précarité, de sa notation et de sa performativité – est sans doute la forme d’art qui engage le plus clairement la politique de l’esthétique dans la culture contemporaine. Son caractère éphémère suggère la possibilité d’une échappatoire aux régimes de marchandisation et de fétichisation dans les arts. Sa corporéité peut incarner des critiques de la représentation inscrites dans les corps et les sujets. Sa précarité souligne la fragilité des états d’être contemporains. La partition la relie à l’art conceptuel, le langage devenant l’articulateur de modes d’action aussi bien possibles qu’impossibles. Enfin, parce que la danse établit toujours un contrat, ou une promesse, entre sa conception chorégraphique et sa concrétisation dans le mouvement, elle révèle une performativité essentielle dans son projet esthétique – une préoccupation centrale tant pour l’art que pour la pensée critique de notre époque.