Overthetop
Production · Dance production
Image credit: © Pompéi © Mikha Wajnrych
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Production · Dance production
Overthetop
Tout se passe dans l'isolement d'une résidence artistique dans le grand Nord. Un espace abstrait, aussi irréel qu'une cabane cernée par du rien... ou par des ours. Deux artistes sont là pour créer. C'est la raison de leur présence dans cet espace clos, la raison de leur cohabitation, la raison de leur jeu, leur raison d'être. Deux femmes sur un plateau s'appliquent à faire l'artiste, elles se glissent dans des postures qui leur appartiennent autant qu'elles appartiennent à une mémoire collective, celle des divas et des rocks stars, des idoles et des icônes, de ceux et celles qui se sont extraits du commun, du banal, du contingent, du dérisoire. OVERTHETOP. Mais ces femmes parlent à travers des figures, se glissant dans des mots empruntés à d'autres : Marina Abramovic, Patti Smith, Annie Lennox, Bruce Springsteen, Sinead O'Connor, Amy Winhouse, Nick Cave, Anouk, Meryl Streep... Dans l'isolement qu'impose la situation de résidence, cette vie « off » sans public ni spectateur, les deux femmes parlent sans converser, faisant grincer leurs rôles, celui d'artiste et celui de femme, celui de femme et celui de mère, celui de mère et celui d'actrice. Elles ne se regardent pas, elles s'enregistrent. Elles ne communiquent pas, elles se confrontent. Nous ne savons rien de leur histoire et pourtant, derrière cette succession d'artifices, se croisent des réflexions sur l'art, la vie, la féminité, qui engagent des corps et des personnes, ici et maintenant, dans l'artificialité de l'espace scénique et la vérité de son expérience. Une chanteuse blonde flamande, une danseuse brune argentine, une cabane isolée dans un pays lointain, une guitare, une basse, des câbles, des caméras… bienvenue dans l'univers déjanté de la Cie Wooshing Machine avec OVERTHETOP, « une fable rock contemporaine au féminin ». Mauro Pacagnella et ses acolytes ont concocté cet ovni qui s'inscrit dans le projet Conti Sparsi, une série de pièces chorégraphiques qui a débuté en 2013. Ce cinquième volet, dans un esprit rock (voire punk) et décalé, questionne notre vision du monde au féminin.